Umkhovu

Créature

Zulu

Cadavre ranimé et asservi par un sorcier (umthakathi) dans la croyance zulu, réduit au silence par une incision à la langue, envoyé de nuit pour espionner ou nuire à des victimes désignées.

  • sorcellerie
  • mort ranimée
  • espionnage nocturne

En détail

Dans la pensée zulu, l'umkhovu désigne un mort que l'on croit avoir été ramené à une forme de vie par un umthakathi, une personne qui pratique la sorcellerie, pour devenir son serviteur. Il appartient à la même famille d'auxiliaires occultes que le tokoloshe et l'impundulu, mais il en diffère par un point décisif : il a d'abord été un être humain, connu et enterré par les siens.

Axel-Ivar Berglund a recueilli dans les années 1960 et 1970 une description de sa fabrication : il suffirait de frapper la tombe avec une branche d'umdlebe, un arbuste à latex réputé toxique, et d'appeler le défunt par son nom. L'umkhovu est décrit comme de petite taille et incapable de parler normalement, car on lui aurait retiré ou fendu la langue, de sorte qu'il ne puisse révéler ce qu'il a vu. Il travaille la nuit pour son maître, espionne, sème la peur, et son apparition annonce le malheur.

Cette croyance donne un sens particulier à certaines morts. Un décès brutal ou inexpliqué peut être relu après coup comme une capture : le défunt n'aurait pas vraiment disparu, il aurait été pris. Comme pour l'impundulu, la charge sociale de ces soupçons est réelle et peut conduire à des violences contre les personnes accusées.

Généalogie

Entités liées
Tokoloshe

Notes

Comme pour d'autres croyances liées à la sorcellerie sur le continent, les accusations de fabrication d'umkhovu ont pu avoir des conséquences sociales réelles et parfois violentes envers des personnes soupçonnées de sorcellerie.

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Sources

  • Berglund, A-I. (1976). Zulu Thought-Patterns and Symbolism
  • Hammond-Tooke, W.D. (1989). Rituals and Medicines: Indigenous Healing in South Africa

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